Interviews


Yves Lenoir à Radio-Occitania


,,26 Janvier 2019,,



Emission de Radio-Occitania à Toulouse, dans le cadre du festival du film des droits de l’homme.

Attention : 1h57, fichier de 54 Mo

Denis Fauconnier sur France Culture

,,17 Janvier 2015,,

Interview de Marie-Antoinette et Denis Fauconnier sur la contamination en Corse due à la catastrophe de Tchernobyl Attention : 51 minutes, fichier de 15 Mo


Yves Lenoir et le Collectif Antinucléaire 13

,,28 octobre 2014,,

Yves Lenoir était l'invité “téléphonique”, ce qui ne facilite pas la tâche, du Collectif Antinucléaire 13, où il a dû répondre sur le thème :
La radio-“protection” de Tchernobyl à Fukushima, les acteurs internationaux, les principes directeurs.
Voici l'enregistrement de la conversation :


Tchernobyl et Fukushima ensemble à Courrier-Sud le 28 Janvier 2014

,,31 janvier 2014,,

Yves Lenoir et Satoko Fujimoto à propos de Tchernobyl et Fukushima

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Michel Fernex : retour de Fukushima

,,02 septembre 2012,,

Michel Fernex répond à Kolin Kobayashi

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Michel Fernex : retour de Fukushima

,,02 septembre 2012,,

Michel Fernex répond à Ms Hajime Shiraishi, directrice de OurPlanetTV

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Mutations chez les papillons de Fukushima

,,22 août 2012,,

Billet diffusé dans le journal parlé de la “RTBF” à propos des travaux de Rosa Goncharova, et des malformations des papillons à Fukushima.

Réaction de Michel Fernex:

Entretien avec Michel Fernex, professeur émérite de médecine et spécialiste des impacts sanitaires des radiations:
“Il est temps de cesser de mentir. Il faut reconnaître le danger que représentent les problèmes génétiques qui vont s’amplifier”.

Que penser de la méthodologie adoptée et du sérieux de l’étude ?

###-### Cette étude consacrée à un papillon bleu commun au Japon montre que les retombées radioactives de Fukushima altèrent le génome de cette espèce animale 1). C’est un excellent travail de recherche conduit sur le terrain et au laboratoire par sept universitaires. Les photos illustrent bien les altérations congénitales qui étaient déjà présentes deux mois après les explosions chez les papillons femelles, et qu’on retrouve amplifiées dans les deux générations qui ont suivi.

On était en droit d’attendre une telle qualité et une telle rapidité de la part des universitaires japonais. On doit d’autant plus regretter qu’aucune Faculté de Médecine de ce pays hautement qualifié dans ces domaines n’ait eu le même courage. En effet, les autorités cherchent à minimiser ou occulter l’impact de la dissémination des énormes quantités de radionucléides artificiels libérées suite à la catastrophe atomique. Encore aujourd’hui, le pays impose le silence et l’immobilité au corps médical.

Quelles sont les principales conclusions à tirer de cette étude ?

###-### Les rayonnements ionisants ont une radiotoxicité qui altère le développement de l’animal. C’est l’effet tératogène [= producteur de malformations]. Les rayonnements sont aussi mutagènes : ils peuvent altérer directement l’ADN des gènes et entraîner la mort ou provoquer des anomalies héréditaires qui ne s’exprimeront souvent qu’après plusieurs générations.

Chez les papillons de Fukushima, les dommages génétiques sont non seulement précoces, mais en plus ils augmentent significativement de génération en génération. Ce phénomène repose probablement sur ce qu’on appelle une atteinte périgénétique : les rayonnements ionisants peuvent altérer certaines parties essentielles de la cellule (cytoplasme, membrane) sans même avoir pénétré dans son noyau. Ces altérations périgénétiques sont directement transmises aux descendants et, phénomène nouveau, vont s’aggraver de génération en génération.

Cette étude confirme-t-elle les précédents travaux sur les impacts de la radioactivité sur les animaux, notamment à Tchernobyl ?

###-### Cette étude confirme tous les travaux antérieurs. Ainsi, une étude réalisée de 1986 à 1996 par des chercheurs biélorusses sur 22 générations de campagnols de la région de Tchernobyl avait déjà démontré la poursuite d’une telle aggravation du dommage génétique, découvert dans des zones avec une radioactivité sur les sols de 2 546 000 Becquerels par mètre carré, ce qui est énorme, mais aussi à 300 km de là, près de Minsk, avec seulement 12 000 Bq/m2 2)

Plusieurs équipes de scientifiques, dont celles d’Anders Møller et Thimothy Mousseau 3), ont étudié la zone de 30 km de rayon évacuée autour de Tchernobyl. Elles ont montré qu’une contamination radioactive importante des sols entraînait encore, plus de 20 ans après, une baisse de la biodiversité et de l’abondance par espèce du fait de la réduction de la fertilité et de la mortalité précoce chez les oiseaux. Dans les régions fortement contaminées, la population des différentes espèces de grands mammifères, des reptiles, des batraciens et des arthropodes comme les papillons, les sauterelles et les bourdons s’est réduite.

Ces mêmes chercheurs ont constaté en 2011 l’impact négatif des rayonnements ionisants à Fukushima chez les oiseaux et les papillons. Seul l’effectif des araignées a augmenté, peut-être parce que l’affaiblissement des proies rend leurs toiles plus efficaces. Ces études quantitatives étant répétées durant 3 années consécutives, les mesures de 2012 confirmeront peut-être cette hypothèse.

Que penser alors des théories abondamment répandues selon lesquelles la nature reprendrait ses droits dans les zones contaminées ? 4)

###-### Certes, dans la zone d’évacuation de Tchernobyl, les animaux ne sont plus menacés par leur principal prédateur, l’homme. Mais il est faux d’évoquer une nature luxuriante : les recherches sur la faune font état d’une diminution de population, d’une mortalité accrue et d’une baisse de fertilité chez quasi tous les animaux étudiés, du fait des pathologies héréditaires et de la contamination de leur alimentation, notamment par le césium 137. Les hirondelles connaissent ainsi une quasi-extinction 5).

La théorie d’une “nature préservée” autour de Tchernobyl effectue une grossière impasse sur tous ces travaux, qui restent peu connus du grand public du fait de la censure et de l’arrêt des financements de l’A.I.E.A. . C’est un cliché mensonger destiné à légitimer l’ouverture de la zone d’évacuation à un certain type de tourisme, comme le souhaite l’Ukraine, et bien sûr à nier l’impact réel d’un accident nucléaire majeur.

Dans quelle mesure peut-on en tirer des conclusions sur les conséquences sanitaires pour les êtres humains ?

###-### La dernière phrase de ce travail me gêne. Elle prétend que cette étude n’a pas de portée en ce qui concerne les humains, alors qu’elle confirme les risques pour les autres espèces. Or la génétique concerne tous les animaux.

Une telle augmentation des dommages génétiques a en tout cas été observée chez les humains. Le Professeur Yuri Dubrova a pu la mesurer chez des familles d’irradiés de Tchernobyl. Il retrouve cette augmentation sur trois générations, chez les bergers de Sémipalatinsk (Kazakhstan), irradiés par les derniers essais nucléaires aériens russes.

À Fukushima, comme ce fut le cas à Tchernobyl, les autorités n’ont pas évacué les populations à temps. On doit imaginer que les milliers d’habitants évacués trop tard ainsi que les travailleurs qui s’acharnent à réduire la contamination de l’environnement, en particulier de la nappe phréatique, auront des descendants génétiquement plus affectés qu’eux-mêmes.

Par ailleurs, les enfants n’ont pas été protégés par la distribution de comprimés d’iode stable pour éviter l’augmentation des maladies thyroïdiennes, mesure qui a été prise en Pologne pour 10 millions d’enfants, sans effet secondaire notable. Ce qui est également grave à Fukushima, c’est que les familles confinées trop longtemps n’ont pas reçu d’aliments radiologiquement propres, alors que le Bélarus, pays le plus pauvre d’Europe, avait fait cet effort pendant huit ans. Malgré cela, dans les zones contaminées de Tchernobyl, 8o% des enfants sont malades plus de 20 ans après l’explosion.

Est-il difficile de publier une telle étude dans le contexte actuel au Japon ?
Et à Tchernobyl ? Quel message devrait être aujourd’hui adressé aux autorités sanitaires ?

###-### Les autorités japonaises peuvent penser que les papillons bleus, malades ou non, ne préoccupent pas la population… À Tchernobyl, on a trois pays différents. Dans une certaine mesure, l’Ukraine informe et les deux autres pays (Russie et Biélorussie) se taisent le plus souvent.

Dans tous les cas, il est temps de cesser de mentir. Il faut reconnaître le danger que représentent les problèmes génétiques qui vont s’amplifier. Il est donc nécessaire d’établir des plans de recherches pour découvrir et développer des antimutagènes pour qu’une prévention de ces mutations toujours nuisibles devienne réalisable.

Une dernière remarque enfin : qui a le droit de promouvoir une énergie produite par des industries qui empoisonneront gravement l’avenir de nos enfants et petits enfants ?

Les experts sont d’accord qu’une nouvelle catastrophe atomique est inéluctable et que même un réacteur de sixième génération ne serait pas sûr, comme l’exprime un chercheur en physique nucléaire du CERN. Déjà, le professeur Vassili Nesterenko disait qu’il était illusoire d’améliorer la sécurité de ces machines, tant que l’erreur humaine est possible. Pour fonctionner correctement, le nucléaire aurait besoin d’humains infaillibles… et d’autres qui acceptent de vivre en ignorant les impacts néfastes de cette technologie.

;#;Propos recueillis par Charlotte Mijeon;#;

1)
http://www.nature.com/srep/2012/120809/srep00570/full/srep00570.html

2)
Travaux de l’équipe de Rosa Goncharova du Genetic Safety Labor de l’Académie Nationale des Sciences de Biélorussie.

3)
Anders Møller, membre du CNRS de l’université Paris Sud, et Thimothy Mousseau de l’université de Caroline du Sud aux USA.

4)
Le reportage “Tchernobyl, une histoire naturelle”, diffusé en 2010 par Arte, propageait ainsi la théorie d’une nature luxuriante à Tchernobyl.

5)
Voir les travaux de Thimothy Mousseau sur les mutations des hirondelles à Tchernobyl.


Fighting radiation

Une interview du Docteur Shuntaro Hida publiée le 08 août 2012 sur le site japonais de NHK

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Yves Lenoir sur Le site d'Enquête et Débat

Interview d'Yves Lenoir sur le site d'Enquête et Débat

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Fukushima - Dr. Koide: "si la piscine de l'unité 4 fuit, c'est LA FIN"



   Hiroaki Koide

Extrait d'un programme TV en direct d'informations matinales intitulé “Morning Bird” de TV Asahi, diffusé le 8 Mars 2012.

  • Le journaliste est M. Toru Tamakawa.
  • L'expert est le Dr Hiroaki Koide, chercheur associé à l'Institut de Recherche du Réacteur de l'Université de Kyoto.

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Janette Sherman

A propos des victimes de Tchernobyl.

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Alain de Halleux sur Arte

Interview d'Alain de Halleux sur Arte

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Michel Fernex sur le site de Rue89

“Fukushima, Tchernobyl : L'OMS répète les chiffres de l'AIEA” Voir l'article en direct

Un ancien de l'Organisation Mondiale de la Santé dénonce des liens malsains avec l'Agence internationale de l'énergie atomique.

Ancien président de l'association Enfants de Tchernobyl-Bélarus, aujourd'hui professeur émérite à l'université de Bâle, Michel Fernex relève, lors de l'accident de Tchernobyl comme actuellement àFukushima : une « étrange absence » de l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

Médecin tropicaliste à l'OMS, il mène une carrière paisible nourrie d'idéaux, jusqu'à ce qu'il découvre fortuitement l'accord qui lie son institution à l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) : en 1995, il participe à un congrès sur les conséquences de Tchernobyl, Hiroshima et Nagasaki. Les actes ne sont pas publiés. Pourquoi ?

Son enquête commence au sein de l'OMS. Finalement, un ancien directeur général de l'agence de santé lui confiera que c'est l'AIEA qui a bloqué la publication, grâce àl'accord WHA 12-40 qui lie les deux institutions. Un accord inacceptable d'après lui, puisque l'OMS a pour but la santé publique dans le monde, et l'AIEA le développement du nucléaire civil.

Rue89 : Comment est né l'accord entre l'OMS et l'AIEA de 1959, dit WHA 12-40 ?

Michel Fernex : En 1956, l'OMS a posé la question suivante à des généticiens :

« Quels sont les effets génétiques des radiations chez l'homme, puisque l'industrie nucléaire se développe et que des radiations vont toucher de plus en plus d'humains ? »

Le groupe de travail comportait un prix Nobel de génétique et d'autres grands noms. Les conclusions du rapport étaient que cette industrie va accroître le rayonnement et, de ce fait, augmenter aussi les mutations dans la population. Et elles seront nuisibles pour l'individu et pour ses descendants.

Cet avertissement a beaucoup inquiété l'ONU, qui a créé l'Agence internationale de l'énergie atomique en 1957, soit seulement un an plus tard. L'AIEA a, selon ses statuts, comme objet principal :

« D'accélérer et d'accroitre la contribution de l'énergie atomique à la paix, la santé et la prospérité dans le monde entier. »

Traduction : c'est une agence de promotion du nucléaire commercial.

Les choses se sont gâtées lorsque l'AIEA a conclu avec toutes les agences subalternes des accords. L'existence de ces derniers est normale, mais l'accord avec l'OMS a des particularités.

L'une d'entre elles est d'exiger la confidentialité dans certains domaines, sans préciser lesquels. Ce qui est tout à fait contraire à la Constitution de l'OMS. Car l'opinion publique ne doit pas subir de secret sous prétexte que le nucléaire est dangereux.

Un autre point de l'accord indique que les deux agences doivent être d'accord pour tout projet qui concerne un intérêt commun. Illustration au moment de Tchernobyl.

Vous voyez des ressemblances entre le comportement de l'OMS lors de la catastrophe de Tchernobyl et aujourd'hui avec Fukushima ?

J'y vois une même absence, une étrange absence. Pour fournir des chiffres, il faut faire des travaux et l'OMS n'en a pas fait. L'OMS ne peut que répéter les chiffres que lui donne l'AIEA.

Actuellement, si vous allez au Japon et que vous cherchez l'OMS, vous ne la trouverez pas. Ils ne sont pas là. L'AIEA est là depuis le départ. C'est l'effacement total de l'OMS face à un nouvel accident nucléaire.

Vous voulez dire que l'on « décide » d'un nombre de morts ou de malades ?

C'est ce qui s'est passé pour Tchernobyl… Je suis allé au forum de l'OMS en 2004 à Genève, un représentant de l'AIEA présidait le forum pendant trois jours.

Dans son introduction, il nous a expliqué que nous allions décider s'il y a eu plutôt 400 000 ou 40 décès dus à Tchernobyl. Et nous avons, au bout de trois jours, fini à 38 décès. Comment ? Je vais vous montrer comment on supprime un sujet…

Les scientifiques ont exclu la pédiatrie du débat, car une pédiatre interrogée à brûle-pourpoint n'a su que répondre.

Votre expérience de terrain, auprès des enfants en Biélorussie, dément l'affirmation de l'OMS selon laquelle les radiations se dispersent très vite dans l'atmosphère. Expliquez-nous ce que vous avez trouvé.

De génération en génération, on trouve de plus en plus de mutations génétiques. On a constaté dans des zones contaminées de l'apathie, des leucémies, des malformations cardiaques, des cas de vieillissement prématuré, mais aussi une augmentation dudiabète de type 1, sans facteur héréditaire et ce de plus en plus tôt, chez des enfants toujours plus jeunes, parfois même chez les nourrissons. Et mille autres choses encore…

Les radionucléides stockés dans le sol contaminent les aliments, surtout les arbres. Or, les gens prennent librement du bois dans les forêts. Ce bois chauffe la maison et alimente le poêle de la cuisine. La pièce la plus chargée en radioactivité est donc souvent la cuisine. On place ensuite les cendres dans un seau et elles servent d'engrais. La contamination du potager est donc entretenue et peut-être même amplifiée.

Ces phénomènes ne s'atténuent pas avec le temps, bien au contraire.


Michel Fernex sur Arte-radio mars 2011

Sept minutes et demie, c'est peu, mais c'est suffisant à Michel Fernex pour “taper juste”, aidé en celà par un coup de téléphone à l'OMS et quelques questions simples et embarrassantes… Ecoutez plutôt :


Tchernobyl: Du nucléaire dans l'assiette (Yves Lenoir)

4 mars 2011

A l'occasion du Tchernobyl day 2011, interview d'Yves Lenoir et Daniel Reininger à l'Institut Océanographique Paul Ricard le 1° mars 2011.

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Mensonge éhonté diffusé par ARTE

Rappel du commentaire de notre président|

Le film Tchernobyl, une histoire naturelle diffusé le 25 mai 2010 par la chaîne franco-allemande Arte a fait l'objet de nombreux commentaires louangeurs, enthousiastes, voire émerveillés.

Diverses séquences présentées de façon très convaincante donnent l'impression que la Vie se débrouille très bien de la situation radiologiquement inédite du territoire. Ce n'est pas dit mais cela coule de source : ailleurs, dans les régions moins touchés, la situation ne doit pas sensiblement être affectée par la présence de radioéléments articiels dans les sols, les plantes et la faune.

Ce film est tout sauf un film d'information scientifique honnête comme certaines personnes filmées le prétendent. Il présente une vision tordue, onirique et propre à engendrer la confusion sur la réalité terrible et complexe de l'altération des processus vitaux sous l'action des radio-éléments absorbés ou ingérés par les organismes vivants.

Le Professeur Michel Fernex nous offre une analyse pondérée car experte des questions soulevées par les images présentées aux téléspectateurs d'Arte.

Yves Lenoir


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